Guy L'Eclair (Flash Gordon en VO) apparaît dans le JDM le 27 mars 1966, dans le numéro 722.

La première vignette (reproduite ci-contre) met en scène les 4 principaux acteurs de cette saga de science-fiction : Camille Arden (l'éternelle fiancée de Guy l'Eclair), le Prince Barin (souverain de Mongo), Guy L'Eclair et le docteur Zarkov (scientifique et ami).
A ce premier lot de héros, il faut rajouter le méchant de service, l'empereur Ming, sans qui la vie de Guy et ses amis aurait été beaucoup plus terne, limite sans intérêt.

Durant les presque 19 années de parution de Guy L'Eclair dans le JDM, ces 4 héros affronteront les pires dangers aux 4 coins de l'univers et croiseront sur leur chemin de nouveaux amis : Egon (voyageur temporel), les Pionniers de l'Espace (4 ados en mal de sensation forte), Zara (fille de Zarkov).
Avant de poser son vaisseau spatial dans les pages du JDM, Guy L'Eclair avait déjà connu une immense célébrité dès les années 30 dans Robinson, sous la plume du grand Alex Raymond. On le retrouve aussi quelques années plus tard dans Donald, mis en scène par Austin Briggs, puis Mac Raboy.

La saga que nous a proposée le JDM est l'oeuvre de Dan Barry qui, dès 1951, livre au public américain des bandes quotidiennes et hebdomadaires (le dimanche) de Flash Gordon.

Ci-dessus, les 2 premières vignettes du premier 'strip' quotidien de Flash Gordon dessiné par Dan Barry, daté du 19 novembre 1951 (titre de l'histoire : Space Prison).
L'intégralité des aventures de Guy L'Eclair dans le JDM proviennent de ces bandes quotidiennes.
Ces bandes, à l'origine en N&B, étaient colorisées et remontées afin de proposer une double page des aventures de Guy l'Eclair toutes les semaines.

A noter, la grande liberté des rédacteurs de l'époque quant à l'ordre de parution des histoires et à leur contenu : je vous renvoie sur la liste des parutions pour apprécier la nouvelle chronologie imposée par le JDM et qui aboutit parfois à des situations inattendues (ex : les Pionniers de l'Espace apparaissent pour la première fois dans l'aventure 'La cité sous la mer' au JDM 744 mais éprouvent un besoin irrésistible de se présenter à Guy dans 'La fusée hors du temps', cf JDM 913, ci-contre).
Quant au contenu lui-même, je vous invite à consulter la page Encore + de Guy l'Eclair, pleine de détails sur le passage VO vers VF.

Guy l'Eclair prend définitivement congé du JDM le 4 novembre 1984 (JDM 1688).

Il est sans doute dans la mémoire des lecteurs du JDM des années 60/70 l'un des personnages préférés, grâce à la qualité des graphismes et des scénarii de Dan Barry, qui a su rivaliser avec ses prestigieux prédécesseurs.

Je vous invite à le retrouver une nouvelle fois en (re)lisant la seule histoire de Guy l'Eclair publiée en une seule fois : Mission Starling, issue du mythique JDM 1000.